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Newsletter Avril 2022

Je débute le mois d'avril avec ma dernière compétition universitaire au Canada sous les couleurs de McGill: Les Championnats USports 2022 à Laval, QC. Je me suis engagé sur 7 épreuves différentes soit le maximum possible durant les trois jours de compétition (4 courses individuelles: 50, 100 et 200m papillon et 200 nage libre / 3 relais: 4x100nl, 4x200nl et 4x100 quatre nages).

Je remporte le 50,100 et 200m papillon et termine deuxième au 200nl avec des meilleurs temps personnels, des records de l'université et du Quebec sur chaque épreuve. Je bats également le record USports sur le 50 et 100m papillon, records vieux de dix ans et je rate celui du 200 papillon à quelques centièmes. Avec les relais nous remportons le 4x100nl et nous terminons deuxième au 4x200nl. Au final l'équipe de McGill termine troisième de la compétition et je suis élu nageur de l'année. Qui l'aurait cru il y a quatre ans que je nagerais assez vite pour célébrer mes courses assis sur la ligne d'eau? Pas moi. Ni personne d'autre que mon coach canadien Peter Carpenter. C'est le seul coach qui a répondu à mes emails, a cru en moi et m'a donné l'opportunité de représenter son équipe de natation de l'université McGill.

Quel parcours incroyable et quel finish en beauté. 11 courses au total, des meilleurs temps personnels sur chaque course.

Je suis tellement reconnaissant d'avoir eu cette opportunité et envers toutes les personnes impliquées. J'ai tellement grandi en tant qu'humain grâce à mes coaches, mes coéquipiers et mes amis là bas. Ma tête est pleine de souvenirs que je chérirais toute ma vie.

Ils vont me manquer!


Une fois la compétition terminée le dimanche, je m'envole le jeudi pour les Championnats de France à Limoges. J'atterris à Marseille le vendredi soir, je reste une journée à la maison à Aix en Provence le samedi, puis le dimanche matin je pars en route pour Limoges avec l'équipe du Cercle des nageurs de Marseille.


J'approche cette compétition sans trop d'attentes il est difficile d'atteindre un pic de forme optimal deux fois d'affilée sur 2 semaines. J'ai également le voyage et un coup de froid dans les jambes, cela ne s'annonce pas gagné. Je garde en tête que cette compétition est qualificative pour les Jeux Méditerranéens, les Championnats du Monde universitaires et les Championnats du Monde. Mes meilleurs temps sont au niveau des temps de qualification pour les Jeux Med, j'ai donc l'opportunité de me qualifier pour ma première équipe de France lors de cette semaine de compétition. Je suis encore loin des temps pour les Championnats du monde (une seconde sur 100m et deux et demi sur 200).


Mardi, premier jour de compétition. Je rentre en finale au 50 papillon aux côtés de Maxime Grousset et devant Florent Manaudou. En finale je termine 5ème avec un meilleur temps personnel de plus de quatre dixièmes et je valide mon ticket pour les Jeux Med à Oran. Je suis très content, fier de valider ma première équipe de France A' et soulagé de savoir que j'ai réussi à garder la forme! Le mardi soir, travail scolaire obligatoire dans la chambre à cause d'un document à rendre pour les cours avec la deadline à minuit. Je réussi à le finir et le rendre à temps. Ouf.


Deuxième jour, 200nl. En série le matin la course ne se passe pas super bien, je fais des erreurs de stratégie. Je décide donc de faire forfait pour la finale car je n'ai pas de qualifications ou podium à jouer. Je me repose pour le 200m papillon du lendemain une de mes épreuves phares.

Les séries du 200m papillon sont compliquées, ce qui est normal. Il était attendu que mon endurance en prenne un coup avec les deux périodes de repos d'affilées, la maladie et le voyage. Mais je ne pense pas à ça avant la finale. Le podium est jouable, je donne tout et fais mon meilleur temps d'un dixième pour finir Vice Champion de France. Très content de cette performance, je refais la même course qu'en décembre et je finis à la même place. Je valide un deuxième ticket pour Oran également.


Troisième jour repos physique mais pas mental. Travail pour les cours. Malheureusement ma période d'examen a commencé le lundi des championnats de france, le jeudi matin je Zoom avec mon groupe qui est au Canada pour finir notre projet et nous le rendons dans le début de soirée. Le soir je suis crevé, dodo à 21h30.


Quatrième jour compétition: Je me reveille avec une pêche d'enfer pour le jour du 100m papillon. J'approche cette épreuve avec beaucoup de confiance et aucun stress, je sais que la forme est là, la vitesse est là et l'endurance aussi. Cela devrait très bien se passer. A la surprise générale je fais le premier temps des séries, c'est mon meilleur temps de quatre dixièmes et je suis une demi-seconde devant le deuxième, le Champion de France en titre (s'améliorer de quatre dixième est énorme sur un 100m à notre niveau). Je fais le temps des mondiaux universitaires mais il faut répéter l'exploit l'après midi pour valider.

Lors de la sieste avec mon colocataire nous réalisons qu'il devrait y avoir potentiellement un relais 4x100 4 nages qualifiable aux Championnats du Monde. Nous additionnons alors les temps des autres 100m (Brasse, dos et nl) déjà nagés lors de la compétition. Nous nous rendons compte que si je remporte le 100m papillon et que je nage le même temps que lors des séries du matin ou mieux (52.5) je devrais pouvoir partir sur le relais.

Impossible de dormir. Première fois que je ne fais pas la sieste entre les séries et finales. En route pour la finale. L'échauffement se passe bien, je me sens fort, léger, explosif plus que jamais. Difficile de faire abstraction de la pression et du stress en arrivant derrière le plot. J'arrive en tant que favori inattendu après le séries et les enjeux de la course sont énormes. Mais après toute ces années je sais ce que je dois faire et penser. J'y vais en mode automatique, confiant, je me pose pas de questions. L'objectif c'est de toucher la plaque, entendre le KOP Marseillais crier dans les tribunes, tourner la tête à droite, les voir en en fusion, puis tourner la tête vers le tableau et voir mon nom en premier avec un temps de 52 secondes et moins de 5 dixièmes.

La course se lance, je suis derrière au premier 50m comme le matin puis je remonte les nageurs à mes côtés. Je sais que je me suis entrainé plus dur qu'eux et donc que je peux revenir plus fort. Je sors la retour de ma vie. Je touche, j'entends les cris, je vois les marseillais en fusion, je suis Champion de France du 100m papillon en 52.3. Je suis qualifié aux Championnats du Monde. Célébration du seigneur s'impose. Debout sur le plot, les émotions sortent. Quel moment de folie. J'exulte de vive voix les bras en l'air. Quel souvenir incroyable.

Le lendemain (dimanche), voyage vers Paris, avec un autre projet à rendre pour les cours à minuit. Une nuit à Paris et le lundi matin départ de Charles de Gaulle pour Montréal. Mardi matin présentation en personne à McGill. Puis des examens en fin de semaine. Je décide de ne pas prendre de jours off en dehors de la piscine. Je continue les entrainements et les révisions jusqu'à la fin du mois.


Le 28 avril, dernier examen EVER à McGill, il se passe très bien. J'ai validé mon Bachelor of Commerce à l'université McGill à Montréal après quatre ans. Je gradue.


Un double projet qui se termine comme j'en aurais pas pu rêver mieux.


Un mois d'avril de dingue. Roller coaster ride of emotions.



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